Dans le cadre d'une série consacrée aux bas salaires, Chiara Migliori, enseignante de soutien, témoigne de la précarité croissante de sa profession. Après seize années de carrière, elle souligne que sa rémunération a progressé de moins de 200 euros, rendant la gestion du budget familial particulièrement ardue. Mère de deux adolescents, elle doit quotidiennement restreindre ses dépenses, renonçant aux loisirs et limitant l'achat de produits alimentaires coûteux pour boucler ses fins de mois. L'absence de véhicule personnel et le fait de posséder son logement, hérité de sa grand-mère, constituent les seuls éléments permettant d'éviter une situation financière critique. Ce récit illustre le sentiment d'appauvrissement ressenti par de nombreux enseignants italiens face à l'inflation et à la stagnation des revenus dans le secteur public.
Source : la Repubblica

